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Bonne nouvelle: les 18 heures d'ateliers et de conférences d'ÉDUCO 2019 sont reconnues par l'O.P.Q. à titre de formation continue!

Reconnaissance OPQ
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https://groupeeduco.com/page/congres-2019#ordre-des-psychologues
Le Groupe Éduco vous présente son congrès International 2019: Compétences exécutives et apprentissages scolaires: comment intervenir.

Le 2 octobre 2019, choisissez l'un de nos trois ateliers pré-congrès, où des sommités animeront des ateliers interactifs et approfondiront leur sujet pour un nombre limité de participants.

Les 3 et 4 octobre 2019 aura lieu le congrès lui-même, où se dérouleront huit conférences de haut niveau, en formule symposium.

Choisissez notre forfait complet vous permettant d'assister à l'un des trois ateliers du 2 octobre et à toutes les conférences des 3 et 4 octobre 2019.

L'événement aura lieu à Montréal, à l'Hôtel Universel Montréal.
Partenaires
par Normand Leblanc
publié: 2019-05-29 10:19:17
modifié: 2019-05-29 10:19:40
Temps de lecture: 3 min

De plus en plus d’enseignants de classes prématernelles et maternelles et de plus en plus de parents se plaignent des comportements difficiles des enfants aussi jeunes que trois ans. Des comportements externalisés comme de l’agitation, de l’impulsivité, de l’opposition, de l’instabilité émotionnelle, de la provocation, de l’agressivité ou de l’irritabilité représentent des facteurs de risque pour l’adaptation sociale et scolaire des enfants. Ces enfants vivent alors de la frustration, de la colère et de l’incompréhension. Ces comportements sont souvent associés au trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité, au trouble de l’opposition et aux difficultés d’apprentissage. Et ces adultes sont souvent démunis vis-à-vis de ces comportements qui perturbent autant le fonctionnement attendu de la classe que les relations familiales.

Alexandra Volckaert, neuropsychologue et Marine Houssa, psychologue ont mené pendant plus de sept ans des recherches sur la prise en charge neuropsychologique des fonctions exécutives chez les jeunes enfants. Leurs recherches se modulent à d’autres menées auprès de milliers d’enfants qui démontrent qu’il est possible d’enseigner aux jeunes enfants à gérer leurs émotions et inhiber leur impulsivité dans une démarche préventive de difficultés d’adaptation.

Ces recherches ont permis à ces chercheures de mettre au point la méthode INEMO, littéralement INhibtion des ÉMOtions, laquelle vise à enseigner aux jeunes à comprendre leurs émotions et à gérer les conflits. Leur médiation amène les enfants à reconnaître comment ils se sentent et comment ils peuvent faire pour contrôler leurs émotions. Dans cette démarche les élèves apprennent également à reconnaître et comprendre les émotions des autres (théorie de l’esprit). Ce type d’intervention a été maintes fois validé et prouve que l’amélioration du contrôle cognitif des enfants de classes maternelles améliore non seulement leur comportement, mais aussi la réussite scolaire.

L'importance des capacités d'inhibition

De nombreuses recherches confirment le lien entre les capacités d’inhibition et les comportements externalisés. Ces recherches confirment que les fonctions exécutives et principalement les capacités d’inhibition sont très importantes dans le développement scolaire et l’adaptation de l’enfant au milieu scolaire et à sa réussite scolaire. Elles le demeurent pour l’adaptation de l’adulte à sa vie professionnelle et relationnelle.

Très souvent associées à la dimension cognitive de l’apprentissage, les fonctions exécutives servent aussi à réguler le comportement que ce soit de suivre une consigne, résoudre un problème par étapes successives ou contrôler son impulsivité. Or, de faibles capacités exécutives mènent à des troubles du comportement, plus de comportements agressifs, plus d’inattention, un niveau élevé de comportements externalisés et une mauvaise adaptation scolaire.

Le programme INEMO

Alexandra Volckaert, coauteure d’INEMO, décrira leur méthode d’intervention, validée par la recherche et maintes fois testée auprès de jeunes enfants. Leur programme utilise diverses tâches ludiques et divers personnages pour enseigner aux enfants à comprendre les émotions (joie, colère, tristesse et peur) et inhiber une réponse dominante (un comportement inadéquat dans les circonstances). Les chercheuses appliquent cette méthode à raison d’une fois par semaine, pour une séance de 45-50 minutes pendant 20 semaines.

Cette intervention cible l’apprentissage de la métacognition pour favoriser l’autocontrôle. Par exemple, on démontre à l’enfant qu’il peut utiliser son « gendarme » pour apprendre à s’arrêter et réfléchir avant de donner sa réponse, ou à faire la « statue » dans un exercice où le contrôle moteur est nécessaire ou encore à utiliser son « détective » pour vérifier ses productions et les corriger au besoin. « Vous repartirez surtout avec des exemples concrets de jeux, supports, histoires ou bricolages à faire avec les enfants pour les aider à mieux comprendre les émotions, et mieux gérer l’impulsivité.

Cette intervention rigoureuse a permis aux enfants à apprendre à réguler leur comportement et à diminuer leur agitation et leur inattention et même à réduire leurs comportements agressifs. Et ces bénéfices sont confirmés autant par leur recherche systématique que par les rapports subjectifs des enseignants et des parents.

Intervenir dans les écoles afin d'améliorer la gestion des émotions et les difficultés d'apprentissage

Avec le programme INEMO KIDSCHOOL, Alexandra Volckaert et Marine Houssa appliquent le programme INEMO dans les écoles de Wallonie-Bruxelles.

Alexandra Volckaert proposera un atelier d’une journée et une conférence traitant de cette thématique dans le cadre du congrès ÉDUCO 2019 (2 et 3 octobre 2019)


par
publié: 2019-05-29 10:13:38
modifié: 2019-05-29 10:14:00
Temps de lecture: 2 min

Les difficultés, voire les déficits des fonctions exécutives ont un impact négatif important sur les apprentissages scolaires. L'intervenant-médiateur gagne à bien comprendre les interactions entre les compétences cognitives, métacognitives, neuro-cognitives et exécutives qui entrent en jeu dans une situation d'apprentissage. Comment la qualité de l'attention interfère-t-elle sur la motivation ? En quoi les interactions entre la rétroaction, la gestion des erreurs et le circuit de la récompense influencent-elles la gestion des apprentissages ? Autant de questions auxquelles s'attardera Michèle Mazeau lors de sa présentation.

Selon Michèle Mazeau (2018) «l_es progrès des neurosciences cognitives, à partir des années 1960-1980, ont permis de mieux comprendre les processus développementaux à l'œuvre chez l’enfant, d'élaborer des modèles de fonctionnement des différents systèmes neuro-cognitifs, d‘en saisir la dynamique évolutive et les interactions, et de mettre au jour les mécanismes exécutifs qui sous-tendent les divers apprentissages. Cela a débouché sur une meilleure compréhension des troubles exécutifs de l'enfant et de leur diversité autorisant des diagnostics plus précis, mieux étayés et des rééducations mieux ciblées et plus pertinentes , mais cela a aussi beaucoup influencé la conception même des conditions favorisant les apprentissages, et a fortiori les rééducations_».

  • Mazeau, M. in: Rééducation cognitive chez l'enfant. Seguin, C. et al. (2018) De Boeck éditeur, page 22 et 25.

S'appuyant sur sa pratique clinique , Michèle Mazeau a développé au fil des ans une expertise dont elle partage les résultats par le biais de ses très nombreuses publications, formations et conférences. Elle aborde des problématiques complexes telles que les troubles dysexécutifs, les dyspraxies, les syndromes frontaux, les troubles mnésiques, les troubles de l'apprentissage et les modalités d'évaluation neuropsychologique. Ses travaux permettent aux intervenants qui oeuvrent auprès des apprenants en difficultés de mieux comprendre la spécificité des processus neuro-cognitifs /exécutifs en jeu dans les apprentissages et dès lors, d'intervenir de façon encore plus efficace.

Michèle Mazeau proposera une conférence traitant de cette thématique dans le cadre du congrès ÉDUCO 2019 (3 octobre 2019; 13h30-15h)


par Pierre Paul Gagné
publié: 2019-05-29 10:11:38
Temps de lecture: 1 min

Non seulement l'erreur est-elle un ingrédient normal de tout apprentissage, mais elle permet à l'intervenant de comprendre comment l’élève mobilise ses ressources. L’erreur permet un accès privilégié aux mécanismes cognitifs que l'apprenant utilise pour résoudre un problème et exécuter les tâches qui lui sont prescrites . Cela permet à l'intervenant /médiateur de planifier son intervention en fonction des besoins de l'élève.

Dr Michèle Mazeau, médecin de rééducation largement reconnue dans toute la francophonie en tant qu'experte dans le domaine de la neuropsychologie pédiatrique et des problématiques associées aux compétences exécutives chez les DYS. Elle propose des pistes intéressantes que tout intervenant devrait considérer.

Cliquer ici pour accéder à des informations complémentaires (publications, vidéos).

À titre d'exemple, les erreurs produites par les élèves lors d‘exercices de calcul ou de résolution de problèmes sont nombreuses et variées. Elles n‘ont pas toutes la même signification et pourtant elles sont une fenêtre irremplaçable pour accéder aux stratégies dont l‘apprenant dispose - ou non -. En comprendre la racine, la signification sur le plan cognitif permet d'apporter à l'enfant une réponse réellement ciblée. L'erreur devient ainsi une occasion d‘apprendre très efficace.

Le modèle d‘analyse systématisé des erreurs proposé par Mazeau est généralisable à plusieurs types de contenus différents.

Michèle Mazeau proposera un atelier d'une journée dans le cadre du pré-congrès. (2 octobre 2019; 8h30-16h). Une rencontre stimulante pour qui s'intéresse à la remédiation cognitive des difficultés d'apprentissage.


par Pierre Paul Gagné
publié: 2019-05-29 10:07:51
modifié: 2019-05-29 10:08:25
Temps de lecture: 1 min

Jean Philippe Lachaux, auteur de trois ouvrages majeurs sur la «pédagogie de l'attention», propose également des pistes d'intervention innovatrices à privilégier dans les contextes de remédiation cognitive des difficultés attentionnelles.

Cliquer ici pour accéder à des informations complémentaires (publications, vidéos).

Parmi ses écrits, « Les petites bulles de l’attention », exploré par plus de 100,000 lecteurs, attire particulièrement l’attention. Ce livre se présente sous la forme d’une bande dessinée, mais il présente bien plus qu’un attrait ludique et coloré! En effet, ce guide illustré du cerveau (pour les plus petits) contient des fiches destinées aux plus grands leur permettant d’approfondir les notions essentielles du fonctionnement de leur cerveau. On y trouvera de nombreuses métaphores, telle que celle de la poutre, visant à illustrer ce qu'est l'équilibre attentionnel et expliquer à l’ apprenant comment il peut gérer efficacement son attention.

Jean Philippe Lachaux proposera une conférence sur la thématique de l'attention dans le cadre du congrès ÉDUCO 2019.

(3 octobre 2019; 8h30-10h)


par Pierre Paul Gagné
publié: 2019-05-29 10:04:34
modifié: 2019-05-29 10:05:17
Temps de lecture: 1 min

Pour répondre à la question « peut-on apprendre aux enfants à être attentifs? » Jean-Philippe Lachaux s'est appuyé sur les découvertes les plus récentes en neurosciences pour développer une méthodologie et un programme d'intervention visant à éduquer et développer l’attention des élèves en classe. Cet outil, créé en collaboration avec des intervenants de première ligne du milieu scolaire, est maintenant utilisé dans plus de 500 écoles en France. La première mouture du programme ATOLE (ATtention à l’écOLE) s'adresse aux apprenants du niveau primaire. Une deuxième version (ADoLe) est destinée aux jeunes du niveau secondaire.

Jean-Philippe Lachaux détaillera la mécanique de ce programme et la manière dont il met l’accent sur un enseignement métacognitif pour favoriser la prise de conscience, par les élèves, des mécanismes psychologiques et neuronaux qui gouvernent leur vie mentale et leurs apprentissages.

En s’appuyant sur la métacognition (la prise de conscience de son propre état mental), les dix séquences du programme visent à apprendre aux enfants ce qu’est la concentration, à acquérir des connaissances de base sur le fonctionnement de mécanismes cognitifs, comment alterner concrètement entre la planification et l'exécution, comment réagir aux distractions internes en mobilisant les ressources de leur langage intérieur, etc.

Jean Philippe Lachaux proposera un atelier d'une journée au pré-congrès.

(2 octobre 2019; 8h30-16h). Une rencontre riche et pratique pour les intervenants !


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