[Sherbrooke] Comment associer des troubles d’apprentissage à un déficit exécutif?

Conférencière : Michèle Mazeau

Le 16 avril 2015, à 08:30, durée de 90 minutes.

Les fonctions attentionnelles et exécutives gèrent et régulent l’ensemble des fonctions cognitives. Indispensables en situation d’apprentissage nouveau, leur déficit impacte donc tous les domaines de la cognition, mimant plus ou moins dysphasies, dyspraxies, dyslexies ou dyscalculies. Dès lors, comment repérer, en amont de ces apparents « multi-dys », la marque du dysfonctionnement exécutif ? Or ce diagnostic est fondamental pour orienter les actions thérapeutiques de façon pertinente et efficace, en particulier pour permettre les apprentissages scolaires.

Nous décrirons les signes qui doivent alerter au sein des divers domaines cognitifs et nous exposerons les stratégies qui permettent, au delà du foisonnement apparent des symptômes, de repérer la dys-exécution et donner sens et cohérence à l’ensemble du tableau clinique. L’analyse des erreurs de l’enfant y occupe la toute première place.

[Sherbrooke] Comment tirer profit de la plasticité du cerveau des élèves?

Conférencier : Steve Masson

Le 16 avril 2015, à 10:30, durée de 90 minutes.

Lorsque les élèves apprennent, leur cerveau change et, en choisissant de préconiser un type d’enseignement plutôt qu’un autre, les enseignants peuvent non seulement influencer les apprentissages de leurs élèves, mais aussi la façon dont leur cerveau sera modifié à la suite de ces apprentissages. Cette présentation propose de faire un tour d’horizon des recherches qui permettent de mieux comprendre la plasticité du cerveau et les effets de l’apprentissage et de certains types d’enseignement sur le cerveau. Ce tour d’horizon mènera à la formulation de quelques recommandations pédagogiques fondées sur les recherches en neuroéducation.

[Sherbrooke] Construire l’attention, l’autocontrôle et la persistance en classe.

Conférencier : Alain Caron

Le 16 avril 2015, à 13:30, durée de 75 minutes.

Pour l'élève d'aujourd'hui, habitué d'être constamment stimulé par des jeux vidéo, une télévision très animée ou des loisirs excitants, persister dans une tâche académique demandant un certain effort, la grammaire par exemple, devient tout un exploit. Blâmer la fragilité de l'attention et de l’auto-contrôle des enfants en classe cache un problème encore plus important : la difficulté de persévérer lorsqu'un effort est demandé. Pour contrer ce problème, il faut donc travailler à construire une capacité d'attente, d’auto-contrôle et de persistance à travers les tâches du quotidien proposées aux élèves. L'approche « Suis ton chemin », ainsi que l’InDEx (Intervention en Développement Exécutif), proposées ici, répondent à ce principe qui se veut pratique et concret pour développer ces habiletés. Cette présentation fera ressortir que notre capacité à regagner un pouvoir d'action sur le développement de telles habiletés chez les élèves est bien réelle et qu’elle a des retombées sur l’enseignement.

[Promenade] Fonctions exécutives 101

Conférencier : Normand Leblanc

Le 16 avril 2015, à 13:30, durée de 75 minutes.

Les fonctions exécutives (le contrôle attentionnel, la mémoire de travail, l’inhibition de comportements inadéquats ou erronés, la planification etc.) constituent un ensemble de processus cognitifs de haut niveau qui permettent l’adaptation de la personne ou l’apprentissage lorsque les habitudes ou les comportements acquis ne suffisent pas pour donner une répondre adéquate. Les fonctions exécutives coordonnent l'exécution des fonctions cognitives et jouent un rôle important dans les apprentissages. Cet atelier brossera un tableau de l’état des connaissances sur la compréhension du rôle des fonctions exécutives dans les apprentissages scolaires et sociaux tout en faisant ressortir les stratégies d’intervention propices à leur développement et leur remédiation. Comment peut-on en influencer le développement? Quel impact peut avoir un déficit des fonctions exécutives ou même un syndrome dysexécutif sur l’apprentissage? Peut-on enseigner explicitement les habiletés associées aux fonctions exécutives?

[Viau] Les mécanismes cérébraux associés à l’apprentissage et à l’enseignement de la lecture et du calcul.

Conférencière : Lorie-Marlène Brault Foisy

Le 16 avril 2015, à 13:30, durée de 75 minutes.

Durant l’apprentissage de la lecture, une région précise du cerveau se reconvertit, par un processus appelé le « recyclage neuronal », et se spécialise dans la reconnaissance visuelle des symboles écrits du langage. Cette région serait aussi corrélée avec l’expertise en lecture. De façon similaire, en mathématiques, une autre région du cerveau se reconvertit durant l’apprentissage des nombres symboliques et on sait également qu’une région cérébrale précise est associée à l’expertise en calcul. De plus, tant en lecture qu’en mathématiques, il semble que des approches d’enseignement différentes amènent les élèves à utiliser des processus cognitifs particuliers et donc à mobiliser des régions cérébrales distinctes. Cet atelier propose donc de discuter des résultats de recherches portant sur l’apprentissage et l’enseignement de la lecture et du calcul afin de mettre en évidence les liens entre l’architecture cérébrale de l’apprenant et l’enseignement et d’analyser les incidences de ces recherches sur les pratiques éducatives.

[Promenade] Avantages et limites des outils d’évaluation/observation dans le contexte d’une remédiation cognitive.

Conférencière : Virginie Cailleux

Le 16 avril 2015, à 15:15, durée de 75 minutes.

Engager l’enfant ou l’adolescent, qui présente un profil «dys-exécutif» dans une remédiation ciblée et efficace exige, au préalable, d’avoir évalué ce secteur tentaculaire de la cognition que sont les fonctions exécutives et attentionnelles. Depuis les deux dernières décennies et grâce à l’avancée des recherches en neurosciences cognitives, les professionnels ont à leur disposition de plus en plus de choix quant aux outils standardisés (tests, grilles d’observation, outils informatiques) permettant l’évaluation des troubles exécutifs/attentionnels et de leur impact fonctionnel. L’atelier vise ainsi à en faire un recensement selon les habiletés exécutives évaluées, à présenter de façon plus détaillée certains d’entre-eux (plus récents et/ou moins connus), à établir des liens explicites avec les objectifs de remédiation et à discuter de leurs limites et des précautions méthodologiques qu’une telle démarche diagnostique implique dans le contexte d’une remédiation des habiletés exécutives.

[Sherbrooke] Pourquoi certains apprentissages scolaires sont-ils si difficiles pour les élèves?

Conférencier : Steve Masson

Le 16 avril 2015, à 15:15, durée de 75 minutes.

Alors que certains apprentissages scolaires sont plutôt faciles, d’autres s’avèrent plus difficiles pour les élèves. C’est notamment le cas de l’apprentissage de certains concepts contre-intuitifs en mathématiques et en sciences. Ces apprentissages sont difficiles, parce qu’ils exigent la mobilisation d’un mécanisme cérébral appelé l’inhibition permettant de résister aux intuitions ou aux stratégies spontanées qui s’avèrent inadéquates pour résoudre certains problèmes. Cette présentation propose de discuter des recherches portant sur les mécanismes cérébraux liés à l’apprentissage et l’enseignement de notions scolaires difficiles et contre-intuitives et d’analyser leurs retombées sur l’enseignement.

[Viau] Les fonctions exécutives et la cognition sociale : associations empiriques et évaluation clinique.

Conférencière : Miriam Beauchamp

Le 16 avril 2015, à 15:15, durée de 75 minutes.

Cet atelier vise à parcourir les fondements théoriques, cognitifs et neuronaux de la cognition sociale, en lien avec les fonctions exécutives et exposer les applications pratiques de ces connaissances à l’évaluation clinique de la compétence sociale. Dans la première partie, les associations entre diverses composantes des fonctions exécutives et de la cognition sociale seront détaillées à travers la présentation de modèles théoriques du développement social et de données issues de recherches empiriques. L’objectif de cette partie est de mieux comprendre comment ces deux domaines d’habiletés se développent et s’influencent et de prendre en considération leurs effets sur le développement cognitif et social des jeunes. La deuxième partie de l’atelier sera centrée sur les aspects pratiques de l’évaluation de la cognition sociale, incluant les fonctions exécutives. Des outils expérimentaux et standardisés issus de la psychologie développementale et de la neuropsychologie seront présentés.

[Sherbrooke] Contrôle cognitif et plasticité cérébrale.

Conférencière : Sandrine Rossi

Le 17 avril 2015, à 08:30, durée de 90 minutes.

Le contrôle cognitif permet de jouer mentalement avec les idées, de nous adapter avec souplesse aux changements de l’environnement, de prendre le temps de réfléchir à ce qu'il faut faire, de résister aux tentations, ou encore de rester concentré. Suivant une approche neuroconstructiviste du développement humain, intégrant les aspects cognitifs et cérébraux, nous aborderons la maturation cérébrale, la spécialisation fonctionnelle et la plasticité de ces capacités chez l’enfant et l’adolescent. Nous verrons que les processus de contrôle cognitif, dits exécutifs, sont sous-tendus par le cortex préfrontal, où les cortex cingulaire et insulaire semblent jouer un rôle fondamental dans l’engagement cognitif. Nous conclurons sur le caractère pertinent du cadre de réflexion que nous offrent ces données issues des neurosciences cognitives développementales pour les apprentissages scolaires et la remédiation.

[Sherbrooke] La gestion efficace de la mémoire de travail: un incontournable à la réussite scolaire.

Conférencier : Pierre Paul Gagné

Le 17 avril 2015, à 10:30, durée de 90 minutes.

Dans un premier temps, cette présentation vise à informer les participants de l’impact de la maîtrise des habiletés cognitives et exécutives associées à la mémoire de travail sur les apprentissages scolaires. Par la suite, un répertoire d‘outils et de pistes d’intervention éducative, préventive et rééducative, sera proposé. Seront abordées, tour à tour, des stratégies visant à enrichir les habiletés exécutives associées à la mémoire de travail et leur contribution respective dans l’apprentissage de la compétence en compréhension de texte et en mathématique. Pour conclure, un aperçu des modèles d’entraînement à la mémoire de travail les plus prometteurs seront présentés. Une emphase sera mise sur les outils qui facilitent la mise en place d’une remédiation neurocognitive de la mémoire de travail chez les enfants et des adolescents.

[Promenade] Dyscalculie « vraie », ou troubles secondaires à un syndrome dys-exécutif?

Conférencière : Michèle Mazeau

Le 17 avril 2015, à 13:30, durée de 75 minutes.

Nous exposerons et commenterons quelques cas cliniques contrastés de dyscalculies, en détaillant particulièrement, à partir des bilans de calcul habituels, la méthodologie qui permet de différencier ce qui relève des troubles spécifiques du calcul (dyscalculie primaire ou dyscalculie-diagnostic) de ce qui reflète la diffusion d’un syndrome dys-exécutif dans le domaine du nombre et du calcul (dyscalculie secondaire ou dyscalculie-symptôme). Les implications thérapeutiques (rééducation, aides et adaptations scolaires) seront également abordées.

[Viau] Vers une éducation au contrôle cognitif.

Conférencière : Sandrine Rossi

Le 17 avril 2015, à 13:30, durée de 75 minutes.

Exercer un contrôle cognitif sur ses comportements semble être une faculté «pivot» dans le développement humain parce qu’elle est nécessaire à l’acquisition d’habiletés dans de nombreux domaines. Nous nous interrogerons sur la possibilité d’en améliorer l’exercice chez l’enfant. Nous présenterons quelques entraînements qui ont été proposés à ce jour et les effets de transfert qui ont été observés. Nous poursuivrons par la présentation de nos travaux qui s’inscrivent dans un contexte scolaire, et défendent une éducation au contrôle cognitif. Nous avons observé l’effet significatif d’un apprentissage centré sur les capacités de contrôle cognitif opposé à un apprentissage plus classique, basé sur l’activation des seules connaissances, semble-t-il nécessaires à l’exécution de tâches scolaires (respect d’une consigne, mathématiques et orthographe). Nos premiers résultats nous engagent à poursuivre les collaborations avec le monde de l’éducation dans l’objectif de proposer des outils psychopédagogiques favorisant la prise de conscience de l’erreur et sa correction. Nous conclurons sur les questions qui restent en suspens.

[Sherbrooke] Anne, Charles, David, voulez-vous des moyens pour mieux organiser vos fonctions exécutives?

Conférencières : Annie Lussier, Francine Lussier

Le 17 avril 2015, à 13:30, durée de 75 minutes.

Cet atelier sera axé sur l’intervention auprès d’élèves au 3e cycle du primaire et au 1er cycle du secondaire ayant de la difficulté à s’organiser sur le plan scolaire. Études désordonnées, devoirs oubliés, bureau qui déborde, cahiers chiffonnés, etc. Comment aider ces élèves à reprendre le contrôle de leur organisation, de leurs apprentissages? Une approche individuelle, structurée et comportementale sera présentée pour outiller les intervenants à offrir à ces enfants les moyens de surmonter leurs difficultés. Une approche de groupe sera également succinctement présentée.

[Sherbrooke] Neurosciences du trouble déficitaire de l’attention/hyperactivité et approche de remédiation basée sur la « présence attentive » (mindfulness).

Conférencière : Hélène Poissant

Le 17 avril 2015, à 15:15, durée de 75 minutes.

Dans cet atelier, nous ferons état des avancées récentes dans le domaine de la neuroscience du trouble déficitaire de l’attention/hyperactivité (TDAH) et des nouvelles approches de remédiation cognitive basée sur la « présence attentive ». Ces dernières années, les chercheurs font de plus en plus appel aux neurosciences pour améliorer les interventions. Les données neuroscientifiques peuvent ainsi être adaptées pour servir la remédiation cognitive. Avec la pratique, une formation ciblée et de haute qualité, semble améliorer la performance dans certaines tâches cognitives. Par exemple, les approches dites de « présence attentive » (mindfulness) commencent à présenter des résultats positifs intéressants pour les enfants présentant un TDAH. Ce type d’entraînement améliorerait l’écoute des enfants par rapport aux requêtes des parents et les effets bénéfiques demeureraient à court et à long termes. De plus, les symptômes et les déficits neurocognitifs semblent décroître après ce type d’entraînement, notamment pour l’attention et l’interférence.

[Viau] Compétences exécutives et troubles neuro développementaux.

Conférenciers : Normand Leblanc, André Rousseau

Le 17 avril 2015, à 15:15, durée de 75 minutes.

Des difficultés exécutives sont présentes chez les enfants porteurs de syndromes neurodéveloppementaux comme le TSA, le TDAH et la déficience intellectuelle. Nous verrons comment ces déficits exécutifs se manifestent et comment orienter nos interventions éducatives pour développer de meilleurs apprentissages chez les enfants. Nous reverrons les aspects comportementaux et exécutifs du TSA qui peuvent être expliqués par une faible connectivité frontale. Nous discuterons également de pistes d’intervention qui se dessinent en rapport avec le développement de la flexibilité cognitive. Est-ce que l’emploi d’un langage de gestion exécutive pourrait aider l’enfant à trouver des solutions? Dans le domaine de la déficience intellectuelle, nous sommes familiers avec le concept de comportement adaptatif dont les manifestations rejoignent les habiletés exécutives et entraînent des impacts négatifs pour les jeunes ayant une déficience intellectuelle. Nous verrons les difficultés particulières associées aux syndromes fréquents et nous conclurons sur les pistes d’intervention les plus susceptibles d’accroître leur autonomie.

[Promenade] Habiletés exécutives et apprentissage moteur.

Conférencières : Karine Fournier, Josée Leblanc, Natasha Rouleau

Le 17 avril 2015, à 15:15, durée de 75 minutes.

Cet atelier traitera du rôle des habiletés exécutives dans l’apprentissage moteur. Nous y aborderons notamment les approches cognitivo-motrices dont CO-OP (Cognitive Orientation to daily Occupational Performance), utilisées en ergothérapie auprès des enfants qui présentent des troubles des apprentissages, un trouble d’acquisition de la coordination (TAC) ou un trouble du spectre de l’autisme (TSA). L’automatisation de la graphomotricité, traitée au sein des processus rédactionnels plus globalement, sera entre autres prise, pour exemple.